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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 10:02

Les capitales d’Etat ne réunissent sans doute pas les populations les plus nombreuses mais comme l’indiquent indubitablement les notices les concernant, elles abritent toujours des édifices dignes d’intérêt. Cet Ohio qui nous occupe, nous divise et nous interloque, a pour capitale Colombus, où le programmateur Bill Moss, paisible sage à l’écoute des luxuriances sonores, fonda le label Capsoul. Capsoul, ou bien la Capsule, petit réceptacle à poison et à magie, qu’il n’est pas rare de rencontrer comme métaphore de l’œuvre d’art. Un complexe de temps et d’espace, des relations qui s’y établissent et des vies qui s’y développent, tout cela ressuscité à loisir dès l’ouverture de la capsule, voilà qui est bien connu. Alors Colombus, même s’il faut la placer derrière Cleveland et Cincinnati, n’est cependant pas la morne bourgade redoutée. Il s’agit d’ailleurs de la troisième ville de l’Etat, avec approximativement 1,8 millions d’âmes. Est-ce la prolifération d’administrations, telle que nous pouvons l’attendre d’une Capitale, qui cède à deux autres villes le privilège des industries, est-ce ce caractère nécessairement plus policé, ou bien le génie d’un seul homme, toujours est-il que la musique de Bill Moss, la musique de Colombus, Ohio, dément avec insistance celle de Cleveland. Elle n’en a pas l’allure traînante, les manières frustes, le désespoir renfrogné. Elle est tout éclat et appelle la comparaison avec le principal centre de fabrication de la soul music dans ces années 1970/1974 : Philadelphie.

              

            Si Philadelphie continue de signifier la déréliction du genre, cette agonie prévisible dans une perspective Italo-Américaine de rentabilité et de séduction agressive du public, il est juste de noter que d’autres productions, de notre point de vue meilleures, sont tout autant symptomatiques du déclin. Dans le Tennessee, Hi Records élabore des enregistrements remarquables, fascinants de suavité et de systématisme, mais si l’on peut estimer que cette sévère diète à laquelle sont contraints tous les disques d’Al Green ne fait que perpétuer une tradition très sudiste, celle de Goldwax, dans un habillage sonore certes différent, une tradition de jeûne, d’économie instrumentale et de paroxysme émotionnel, on peut également considérer que l’entreprise Hi Records participe de l’amolissement général, de cette si caractéristique passion des seventies pour le confort et la cool attitude. Il y a deux manières, donc, d’envisager Hi Records. Le confort qualifie les productions de Bill Moss. Et toutefois jamais le moindre de ses enregistrements ne s’enfonce dans un lit de cordes ou ne s’avachit dans la tenue d’un rythme égal aux batteries saillantes. Ce confort est l’habitus de l’imagination sensorielle la plus étendue. Et nous songeons que les arrangements exceptionnels des disques Capsoul rivalisent de beauté avec l’écriture mélodique et rythmique parfaite d’Allen Toussaint.

            Le label Capsoul rachète ainsi la faute de Philadelphie, c’est là ce que son inscription dans le temps : 1970/1974 exige de lui, qu’il se confronte avec le modèle dominant, qu’il le combatte ou bien en sauve ce qui doit l’être. « Row My Boat » par The Four Mints compte parmi ces productions très moelleuses,  travaillées par le fantasme philadelphien. Or que se passe-t-il ? Un refrain en canon discret et court, précédé d’un menu tourbillon, et suivi d’une délicate phrase de vibraphone. Trois joliesses, trois mignardises qui sont à la soul de Philadelphie ce qu’un Cupidon du XVIIIème siècle est à l’art pompier du siècle suivant. Dans un registre proche, « I Want To Be Ready » de Kool Blues mêle orgue et wah-wah et atteint à une radieuse somnolence, de celles qui promettent un abandon non pas aux puissances du sommeil mais à la contemplation quiète de l’aurore. Le chant y est cru, physique au moment du refrain, brève ascension, puisque Kool Blues sent que la capture est imminente. Alors il redevient l’homme aux aguets, celui qui « veut être prêt quand la douleur se présentera à lui ». Le même Kool Blues interprète avec ardeur l’érotique « Can We Try Love Again » ; il s’agit encore du versant philadelphien de Capsoul, un groove très agrippant et pourtant mesuré, comme sanglé dans un costume qu’il ne faut pas froisser, exigeant une danse réduite, limitée à quelques soubresauts du buste et à de fins moulinets du poing, le genre de pantomime qu’Uder Mermouch pouvait exécuter dans un dancing stambouliote en 1979, à l’âge de 40 ans.

            La théorie de la prison panoptique est chose malgré tout captivante. Pas pour cette sensation d’omniscience invisible qui doit accompagner le détenu, mais pour ce gardien dont le regard peut plonger dans chaque cellule. Elle répond à ce fantasme très enfantin de pouvoir soulever les toits des maisons. Bill Moss fut ce gardien, qui de sa tour de Colombus, Ohio, jugea de ce qui se déroulait dans certaines cellules de la soul music. La plus contemporaine, d’abord : Philadelphie. Mais aussi Motown et son émanation Invictus, plus spécifiquement The Four Tops, avec « You’re All I Need To Make It » de Johnson, Hawkins, Tatum & Durr (ah, ce discours très 1971 sur l’odieux précepte du Nom qui ose subsumer des individualités riches, qu’on doit au contraire laisser s’épancher, comme les Californiens que vous savez), heureuse célébration de l’amour à violons, puis la charge athlétique de The Chairmen Of The Board, mimée à la fois par Kool Blues dans « I’m Gonna Keep On Loving You » et par The Four Mints dans « Too Far Gone ». Dans ce dernier cas, le modèle est exténué dans une prouesse mélodique, du type cascade d’accords, soutenu par d’inventifs chœurs. Motown, enfin, et le David Ruffin de 1968, celui du Clavecin, dans le référencé « A World Without You » par Johnson, Hawkins, Tatum & Durr. Nous parlons là d’une outrance gréco-italienne, pas un Temple, plutôt un poème tragique. Toujours, Capsoul signera des productions étoffées et toujours, ces productions iront dans le sens non pas d’une surcharge monumentale et grave mais dans celui du maniérisme, avec ce que ce que le maniérisme comporte d’irréel et de factice. La brillance de Capsoul ne renvoie pas à une signification au-delà de ce que le label propose immédiatement : des trésors d’arrangements et de mélodies ; c’est une beauté toute de surface, à moins que l’on se fie au paradoxe qui fait d’une surface un discours sur la vanité de la profondeur. Nous avons dit ailleurs combien tout cela régale le Pédé Progressif.

                                           

            Les dernières cellules sont occupées par la Deep Soul et le Boogaloo, baby, Boogaloo. Oui, il paraît incongru, à la suite du dernier paragraphe, de mentionner la Deep Soul. Son aura religieuse et terrible ne la préserve cependant pas des amateurs de forme et de leur convoitise. Au contraire, l’épreuve de la Deep Soul est celle des conventions : en elles-mêmes, ces conventions recèlent une beauté, je veux dire que leur objet n’est pas seulement de contraindre la Voix à davantage de pureté ou d’intensité (ainsi dans la tragédie de Racine), l’intérêt d’une convention peut être la convention elle-même. Prenons l’usage de la transparence chez Hitchcock, et comment cet usage perdure jusqu’aux derniers films. Beaucoup de critiques tiennent à racheter ce procédé désuet, embarrassant chez celui qui a personnifié la modernité cinématographique. L’argument est le suivant : la transparence dit ou bien le régime fictionnel des images que l’on voit, ou bien l’asservissement des personnages à leurs représentations. On peut se demander plus banalement si Hitchcock n’y voyait pas un moyen d’éviter de se déplacer lorsque son film ne l’emballait plus (c’est arrivé parfois). Mais l’argument a ceci de superbe qu’il force le critique à louer une convention parmi les plus obsolètes. Il se trouve que Bill Moss envisage la Deep Soul d’une manière similaire, en se concentrant chaque fois sur une convention précise. C’est l’orgue immense de « Without Love » par Ronnie Taylor, utilisé tout du long de la chanson comme une propulsion. C’est le lamento du chant et des chœurs dans le triste et quotidien « Go On Fool », récit d’un homme rejeté par sa compagne, par les enfants de sa compagne qu’il a élevés « comme s’ils étaient les siens ».

            Quant au Boogaloo, l’excellent Boogaloo de « Hot Grits !!! » par Elijah & The Ebonies et de « Sock It To’Em Soul Brother » par Bill Moss, nous pouvons affirmer que Capsoul était également soucieux de plaire aux enfants et aux Français.

            Terminons avec la seule création inqualifiable, belle néanmoins, de Bill Moss, qu’il interprète en personne, naturellement : « Number One ». Le Haut-bois, des parties de violon Nashvilliennes et des arpèges de guitare folk font la couleur sonore inédite de ce chef-d’œuvre agreste et paternel. La chanson porte la toge, celle du poète Hésiode, qui parle aux fleuves, et à l’Eternel en eux. C’est un curieux contre-point au foncier maniérisme de son auteur, et toutefois, l’originalité des arrangements ne nous étonne guère.

            Ainsi fut l’éclat spectaculaire de Colombus, Ohio.

Johnson, Hawkins, Tatum & Durr - A world without you

Ronnie Taylor - Without love

Kool Blues - I want to be ready

 

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 17:57

Adolescence

Pour parler de cette cîme jamais vraiment atteinte, l'adolescence, personne de spécial ce soir, si ce n'est Jeanpop2 et Mermouch. Voilà.

Phrase de la semaine : "Une machine pour faire guincher la drôlesse" (Jeanpop2)

The Gamblers "Teen machine"

The Teenagers "You don't love me"

Velveteens "Ching bam bah"

The Guilloteens "I don't believe"

Little Willie & The Adolescents "Looking for love"

American Teens "A brand new love"

Nashville Teens "Forbidden fruit"

L.A. Teens "You'll come running back"

? & The Mysterians "8 teen"

Everly Bros "Wake up little Susie"

Michael Cox "Teenage love"

The Riot Squad "Gotta be a first time"

Bobby Fuller "Nancy Jean"

The Beach Boys "I'm so young"

The Out Cast "Let's go on the beach"

The Dovers "What am I going to do"

Grandma's Tonic "Lost girl"

Missing Lynx "Hang around"

N.P. Williams & The Inner Prism "Bad seed"

Chocolate Watch Band "I'm not like evrybody else "

The Twiliters "Rollerland"

 Uder Mermouch a attribué à New-York un indice de 7.7 sur l'échelle Psycho-Batave

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 11:29

La ville de Minneapolis forme avec sa voisine St. Paul une entité urbaine communément appelée "Twin Cities". Seule aire urbaine d'envergure nationale de l'Etat du Minnesota, situé en marge du 49e parallèle nord, frontière historique entre le Canada et les Etats-Unis d'Amérique. L'Etat est situé à l'ouest de la région des grands lacs, les températures y sont extrêmement rigoureuses, glaciales pendant la majeure partie de l'année, moites durant un rapide été. Minneapolis-St. Paul la cité double se trouve dans un recoin d'une Amérique agricole et sauvage à l'horizon géométrique dans sa partie sud, barrée de montagnes noires d'arbres sévères au nord. Des espaces placés sous le signe trouble de l'eau qui macule son relief d'innombrables lacs d'un bleu rigide. Des espaces peuplés et cultivés par de tenaces et taciturnes luthériens d'ascendance germanique ou scandinave.

 

Nous y sommes loin, très loin des vibrations cacophoniques de la côte est, loin de celles plus proches mais plus erratiques de celles de villes du midwest telles que Chicago ou Detroit, très loin également de l'univoque sérénité des grandes plaines, très loin aussi de la torpeur du vieux sud, en aval du Mississippi qui coule pourtant en ces lieux. Ce fleuve qui traverse les deux villes, y est déjà très puissant. Le glauque de ses eaux glacées, opère un constant et tranchant rappel de l'écrasante hostilité minérale de ces terres aux citoyens de Minneapolis-St. Paul qui le traversent ou le longent au volant de leurs véhicules de métal, puissants et bridés. Cette évocation est sans appel en tout temps de l'année et les habitants de ces lieux ne s'y trompent pas, ils se sont résignés à l'ignorer, ils regardent en eux ou se perdent dans des perspectives fuyantes. Minneapolis dont l'étymologie est formée de la même racine indienne Dakota 'mni' (eau) qui a donné son nom à l'Etat et de celle grecque de 'polis' (ville), renvoie encore à la puissance de ces eaux.

 

Ces habitants sont enveloppés par le vaste organisme qu'est cette ville-double. Un organisme qui, sans le caractère implacable des terres où il est situé, s'il n'est pas tout à fait hostile est hiératiquement indifférent. Un organisme constitué d'organes de pierres, d'acier, de béton, séparés par des voies tirées au cordeau que les citoyens parcourent enfermés dans l'habitacle de leurs automobiles parce qu'il fait définitivement trop froid dehors et que le chemin à parcourir pour atteindre la zone industrielle, le bureau ou le rare et contraint lieux de loisirs est toujours trop long. La neutralité des édifices ne perturbe pas le trajet des citoyens de l'unique métropole de cet isolé septentrion maintenant conquis et parcimonieusement habité. Les limites administratives mêmes collent à la raisonnable géométrie adoptée pour mieux cerner et domestiquer le globe. Parallèles et méridiens, cercles vus par les hommes comme de parfaites droites. Les diagonales sont ignorées, tout peut être vu comme parallèle ou au mieux tangent. Sur tout cela règne un ciel qui peut être dégagé, bleu, vierge, simple rappel de l'immensité du vide qui nous sépare de cette apparente voûte qui ne retient ici aucune chaleur et par lequel arrivent trop souvent d'interminables précipitations.

 

La ville-double ne siffle ni ne vrombit, elle bat, lentement et lourdement d'un pouls solide et industriel. Un pouls à l'origine artificiel mais maintenant ineffable pour les êtres qui vivent à son rythme. Les hommes oeuvrent d'un labeur d'insectes au sein de tentaculesques usines ou perchés dans les alvéoles des tours d'affaires des deux downtowns, ils vont et viennent, flux et reflux à heures fixes de ces organes actifs vers les vastes étendues indifférenciées d'habitations standards qui composent l'essentiel du corps étalé de cette entité urbaine. Un très vaste tissu, fait de cellules labiles, qui présenterait à un oeil aérien une exemplaire hyperplasie. Un nombre non négligeable de ces citadins s'arrêtent en chemin et pénètrent dans des débits de boissons où ils s'adonneront jusqu'à la fermeture à la substance éthylique qui les réchauffera, les divertira de ce décor ostensiblement indifférent, ils pourront faire tourner quelques disques dans le juke-box et ils pourront prendre le temps de porter un regard sur leurs congénères chez qui ils rencontreront comme un reflet...

 

Quelque part en ces lieux, à la fin des années 1960 se trouve un jeune homme discret d'à peine vingt ans, dont on ne sait quasiment rien. Nous savons cependant ce qu'il fit de son sens de la musique qu'il voulut partager avec les hommes. Ce jeune homme s'appelle Michael Yonkers, il est natif de Minneapolis-St. Paul, nous ne savons duquel des deux pôles qu'on ne saurait dissocier. Il joue de plusieurs instruments à cordes, frappées et pincées. Il écrit des chansons, les compose et les interprète en compagnie de son jeune frère et d'un ami. Il a des connaissances suffisamment poussées en électronique pour en user dans la genèse et le jeu de son expression musicale. Il suit des cours à l'Université et passe ses loisirs à jouer ou à bricoler ses instruments dans la cave de la demeure familiale qu'il a d'ailleurs transformée très humblement en un honorable studio d'enregistrement et de mixage.

 

Ce jeune homme est d'une taille moyenne pour un américain de souche anglo-saxonne, il a le visage grave et les traits fins, son corps est d'une robustesse pondérée, ses cheveux raides qu'il porte longs sont blonds. Souffrant d'une myopie moyenne il porte une paire de lunettes à verres concaves, assez épais, optique de l'époque oblige, afin de corriger sa dioptrie trop convergente; de sorte que derrière ces verres ses yeux sont un peu lointains, ils portent un regard qu'il a calme, pénétrant et comme retiré de manière avertie dans certaines profondeurs.

 

Sa musique nous est parvenue dernièrement. Elle nous est venue de cette Amérique dolente, de cette cité double, des années 1968 et 1969, sous la forme d'un album de treize titres, intitulé Microminiature Love. La substance de cet album est le fruit du travail de Yonkers durant la seconde moitié des années 1960, travail qu'il avait compilé et préparé en vue de la sortie d'un album de sept titres à l'automne 1968 sur le label local Sire. Un ensemble de compositions qu'il jouait un peu partout depuis quelques années sur diverses petites scènes à travers sa ville double. Cet album initial n'a jamais vu le jour car pour une raison indéterminée, l'entente a été rompue avec ce label et l'album fut remisé au placard. L'ensemble, qui comprend les sept titres initiaux et six autres enregistrés lors d'une unique session dans le home studio de Yonkers au printemps suivant de 1969, a finalement été exhumé par le label Destijl et a paru au début des années 2000 sous le même titre Microminiature Love. C'est sous cette forme que son travail nous a atteints et éblouit. Sans aucune information sur l'homme, nous nous sommes étourdis à l'écouter nous parler, de si loin et nous atteindre de si près. Traversant les trente-huit ans nous séparant, son travail, s'est adressé directement à nos coeurs et à nos âmes. De la première écoute jusqu'à ces instants ou nous écrivons ces lignes, l'oeuvre portant le nom de Microminiature Love, signée Michael Yonkers a imprimé de sa marque nos coeurs et nos âmes, s'installant profondément en nous tel un double attentif. Parmi tous ces morceaux aucun ne déroge à l'étrangeté contenue caractéristique du travail de Yonkers, cette rigoureuse économie dans le rapport fond/forme, armature inébranlable sur laquelle vient s'exprimer la chair expressive des sons. Nous entendons toujours la voix de tête de Yonkers si lointaine et si finement modulée accompagner puissamment un jeu à la sobriété tordue frictionnant la rugosité de l'accompagnement. Il nous fait don d'un univers sonore d'une richesse et d'une profondeur précieuses portées par une concentration audacieuse sur ses graves propos. Nous avons trouvé aussi loin que nous ayons eu le loisir de parcourir cette dense matière ressuscitée, une même singulière identité s'exprimant, se déployant, se renouvelant sous des arguments différents dans chaque titre. Nous avons trouvé de ces choses rares, que le temps n'érode pas, les éléments irréductibles de cette matière qui compose les métaux précieux.

 

Uder Mermouch, mai 2007

Michael Yonkers - Boy in the sandbox

Michael Yonkers - Returning

Michael Yonkers - Puppeting

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 17:21

Enfance

Merci Sred Sweign, pour votre présence, votre sourire en étendard et votre flow chargé de diamants.

Phrase de la semaine : "Plastic flower, oui les fleurs en plastique, ce qui succède les fleurs absolues..." (L'inénarrable Sred Sweign)

The Kidds "Children in love"

The Stolen Children "I need you"

Kidds "Straighten up and fly right"

Billy & The Kids "When I see you"

The Best Things "Chicks are for kids"

Don & The Goodtimes "You were a child"

Scrugg "I wish I was five"

J.K. & Co "Little children"

Plastic Flowers "Rich kids"

The Ramrods "Merry-go-round"

The Merry-Go-Round "You're a very lovely woman"

Fortels "Merry-go-round"

The Dearly Beloved "Merry-go-round"

The Strangeloves "I want candy"

The Rotten Kids "Let's stomp"

The 9th Street Market "I'm a baby"

Half Pint & The Fifths "Orphan boy"

Buffalo Springfield "I am a child"

The Shades Of Blue "Penny Arcade"

East Side Kids "Listen to the wise man"

The Children Of Stone "Mary Can't you see"

Mysterious Clown "Mysterious clown"

Living Children "Now it's over"

Uder Mermouch a attribué au New Jersey un indice de 7.3 sur l'échelle Psycho-Batave

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 17:23

Stadium Rock

Jeanpop2 seul ce soir pour cette émission malgré tout glorieuse, accueillit in extremis son grand pote King Of The Lose dont la bonne humeur fit tache d'huile sur l'armée Psycho-Batave assoupie dans la nuit quiète.

Phrase de la semaine : "Chuck Woods, au son duquel vous baisez des mineurs sur la Riviera" (Jeanpop2)

The Human Beinz "Nobody but me"

The Sons Of Adam "Baby show the world"

The Young Rascals "What is the reason"

The K-Otics "Double shot"

The Perishers "How does it feel"

The Valentines "Peculiar hole in the sky"

The Fun & Games Commission "It must have been the wind"

The Heard "Laugh with the wind"

The Vagrants "And when it's over"

Eddie Cave & The Fyx "Fresh out of tears"

Major Lance "You don't want me no more"

Tangeers "Let my heart and soul be free"

Chairmen Of The Board "Pay to the piper"

The Guess Who "One day"

The Energy Package "This is the twelth night"

Oncomers "You let me down"

Jacks Wild "What do you expect"

Los Bravos "Going nowhere"

Mourning Reign "Satisfaction guaranted"

Little Phil & The Nightshadows "So much"

The Willing Mind "Decide"

James & Bobby Purify "The Weeper"

Chuck Woods "7 days too long"

Jackie Wilson "Soul galore"

Sly & The Family Stone "Chicken"

The Groove "Play the song"

The Impalas "Come on up"

Motor City Bonnevilles "Make up your mind"

Wailers "I don't want to follow you"

Pas de Mermouch cette semaine, pas d'état, pas d'indice, pas d'espoir

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 12:13

Education

Nos Pat masters, encore accompagnés d'un Patrick Lloyd Junior décidemment désoeuvré, dévoilèrent au grand jour leur propension inaltérable à parler divinement des sujets les plus cruciaux. Merci pour tout, Jeanpop2.

Phrase de la semaine : "Vous savez tous très bien que je ne suis pas funky." (Mermouch)

The Players "Memories of a high school bride"

Bobby James & The Vibrants "I've learned"

The Wheelmen "School is a gas"

Buddy Holly "Learning the game"

The Kama-Del-Sutra "She taught me love"

Rufus Thomas "Do the funky penguin"

Chuck Carbo "Take care of your home work"

Gene Bowlegs Miller "Frankenstein walk"

Professor Longhair "Big chief"

The Twilights "Time & motion study man"

The Painted Faces "Girl you're growing up"

Dave Berry "And I have learned to dream"

The Juniors "Lost friend"

The Attaras "You got a lot to learn"

The Chosen Few from St Michaels "Get it on life"

The Outsiders "Teach me to forget"

Dean Carter "School boy"

Lloyd Williams & The Hilights "Kangaroo dance"

Charles Spurling

Bill Moss

The Beach Boys "Never learn not to love"

The Master's Apprentices "Dancing girl"

Group $oall "Will you teach me how to love"

The Insects "Let this be a lesson"

Uder Mermouch a attribué au New-Hampshire un indice de 3.1 sur l'échelle Psycho-Batave

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 11:25

It's Florida Time !!!

Cliquez ici pour télécharger le mix !!!

The Outsiders "She's coming on stronger"

Larry & The Loafers "Let's go to the beach"

The Saxons "The way of the down"

Clefs Of Lavender Hill "Stop ! Get a ticket"

The Maundy Quintet "2's better than 3"

The Burgundy Blues "I'll get you back again"

The Nightcrawlers "A basket of flowers"

Journey Men "She's sorry"

The Cavemen "It's trash"

Little Willie & The Adolescents "Get out of my life"

The Rare Breed "I talk to the sun"

The Rockin' Roadrunners "Down"

The Twelth Night "Grim Reaper"

Painted Faces "And now she knows"

Evil "I know I'll die"

We The People "Saint John's shop"

The Ravens "Reaching for the sun"

The Illusions "I know"

Plant Life "Flower girl"

The Tiffany System "Let's get together"

YEAHHHHH !!!

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 19:43

Obéissance/soumission

Pour cette émission encore une fois à la pointe du Top-notch et de la tuerie conjugués, Uder s'est montré sous un jour des plus guillerets, Poire toujours aussi pénétrant et Jeanpop2 divin.

Phrase de la semaine : "C'est dégoulinant, explosant..." (Mermouch)

Billy Bo & His Arrows "Voodoo shuffle"

The Mishaps "Under my thumb"

The Barons "Now you're mine"

The Slaves "Slave time"

Threshold Of Sound "She's mine"

The Crystals "He hit me (it felt like a kiss)"

Lee Jones "This heart is haunted"

Mighty Sam "When she touches me"

Irma Thomas "Ruler of my heart"

The Bachs "You're mine"

Michael Yonkers Band "Puppeting"

The Mad Hatters "I'll come running"

The Del Prixs "She'll be mine"

James & Bobby Purify "I'm your puppet"

The Impressions "I can't stay away from you"

Donald Lee Richardson "You got me in the palm of your hand"

Johnny Davis "You've got to crawl to me"

The Poets "I love her still"

The Mystrys "Witch girl"

The Rainmakers "You're the only one"

The Chants "Hypnotized"

The Missing Links "You hypnotize me"

The Beatles "You like me too much"

Uder Mermouch a attribué au Nevada un indice de 3.1 sur l'échelle Psycho-Batave

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 18:50

Breakbeat

Cette émission toute empreinte de street consciousness fut marquée par le retour de Mermouch et les talents de human beatbox de son avocat, Patrick Lloyd Junior.

Phrase de la semaine : "impressionnant, votre beat, impressionnant." (Mermouch)

The Millenium "Prelude"

The Chants R&B "One two brown eyes"

The Montells "You can't make me"

The Pretty Things "Buzz the jerk"

Blues Inc. "Get off my back"

Freddy & Henchi & Soulsetters "Funky to the bone"

Soul President "Got to have it"

Clarence Reid "Twenty five miles"

Jesse Anderson "Swing too high"

The Ugly Ducklings "That's just the thought that I had in my mind"

The Apollos "That's the breaks"

The Pied Pipers "Stay in my life"

The Blue Rondos "Little baby"

The Visitors "Changes"

Bobby Wells "Let's copp a groove"

Billy Young "Suffering from a hangover"

The Exotics "I don't want nobody to lead me on"

Public Nuisance "Daddy's coming home"

The Band "Rag mama rag"

Tim Hardin "Do the do"

The Sorrows "Come with me"

Jackie Wilson "Think about the good times"

Uder Mermouch a attribué au Nebraska un indice de 1.2 sur l'échelle Psycho-Batave

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 11:25

Rêve

C'est privé de Mermouch (en prison ?) mais en présence de son avocat Patrick Lloyd Junior que cette émission délicatement  posée sous le patronnage de Peter Ibbetson fut menée tambour caressant. Merci de défendre nos intérêts, M. Junior.

Phrase de la semaine : "l'or et l'assiette" (Jeanpop2)

Roy Orbison "Dream"

Sound Carnival "Dreams"

Sceptres "But I can dream"

This Side Up "Why can't I dream ?"

We The People "A girl of my dreams"

The Pretty Things "Walking through my dreams"

Sonny Flaharty & The Mark V "When I close my eyes"

Eirik Wangberg "Every night I dream a little dream"

Jimmy Fraser "Of Hopes & dreams & tombstones" 

Benny Gordon & The Soul Bros "A kiss to build a dream on"

Moses & Joshua Dillard "My elusive dreams"

Billy Gales "Dreaming of you"

Jackie de Shannon "Dream boy"

The Sensationnal Sleepers "Do you feel it ?"

The Lewallen Brothers "Dream"

Bobby Fuller Four "Only when I dream"

The Golden Earrings "Dream"

The Lincolns "Come along and dream"

Forever Amber "The dreamer flies back"

The Ways & Means "Breaking up a dream"

The Reign "Sea of Dreams"

Thee Minighters "Dreaming casually"

Uder Mermouch a attribué au Montana un indice de 2.1 sur l'échelle Psycho-Batave

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