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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 13:07

Martèlement

Gunthör Sweign, grand-père de Sred

"Poire, cessez de marteler la table du studio, le matériel coûte cher. Poire, vous vous êtes encore trompé de bouton, laissez-moi vous botter le séant." Pour cette émission plutôt virile, Jeanpop2 et M. poire, qui vêtait pour l'occasion un très beau débardeur à rayures, déployèrent tout leur hargne de prêcheur, car c'est pour le bien qu'on fait souffrir.

The Chancellors "5 minus 3"

The Omens "Searching"

The Dimensions "Knock you flat"

Thor's Hammer "My life"

Inell Young "The next ball game"

The Rainbows "Help me if you can"

Ike and Tina "Tell the truth"

Q65 "I despise you"

Paul Bearer and The Hearsemen "I've been thinking"

The Grasshoppers "Mod socks"

The Four Tops "Shake me, wake me"

Benny Curtis "Dirty hearts"

Bobby James "Going back to Philly"

The Moguls "Round Randy"

I Ragazzi Del Sole "Atto di forza n. 10"

The Strings "Don't go"

The Others "I'm in need"

The Benders "Can't tame me"

The Brogues "Now I find"

Weston prim "Get that feelin"

Alvin Delk and the Rocking Cavaliers "Ain't nothing shaking"

The Troggs "Meet Jacqueline"

The Falcons "I gotta see her"

Steve and The Board "I want"

The Cramps "You got good taste"

Kenny and The Kasulas "Chimes on 42nd street"

Denise and Co "Take me as I am"

 Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. Le site est actuellement en maintenance mais vous pourrez bientôt l'écouter en différé.

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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 18:09

            « Allez-vous enfin vous taire, Becquerel. » Depuis trois jours, notre train voyageait à  destination d’Istanbul où le nerveux et délicat Jean-Pierre Paul-Poire goûtait les joies difficiles de la retraite aux côtés de sa mère. J’avais eu le bonheur de m’entretenir avec cette ménagère exemplaire afin de planifier notre séjour dans la capitale turque. Ce que je découvris par la suite confirma ma première impression sur Mme Poire : sans faire naître chez son interlocuteur une dévotion aussi absolue que celle qu’on ne manquait pas de ressentir en présence de Randall Webb, Mme Poire s’attachait néanmoins la sympathie inaliénable de tous ceux qui voulaient bien lui consacrer quelques heures, passées à évoquer d’imperceptibles changements climatiques qui, à ses yeux, revêtaient une importance extrême. La vieille femme plairait énormément à François Becquerel. Pour ma part, j’apprécierais la sollicitude et les soins dont elle entourait le pauvre Jean-Pierre Paul-Poire.

 

 

            « Becquerel, je suis certain que parmi nos passagères se trouvent quelques complaisantes jeunes filles qui prêteront une oreille énamourée à votre babil de boutiquier. Je souhaiterais faire le point sur notre affaire et rien ne me serait plus profitable que le silence, mon ami. Allez. » Tandis que Becquerel, enthousiasmé par ma suggestion, s’éloignait au fond du wagon-restaurant, je promenais un regard enténébré sur les divers groupes de voyageurs qui avaient pris place, et songeais avec colère qu’ils ignoraient tout de la révolution Psycho-batave et du meurtre de son principal thuriféraire. Oui, bien malgré moi, je devenais amer et ne tolérais plus du tout que notre affaire restât un secret d’initiés. Ainsi je cherchais avidement les signes de quelque intérêt, et bientôt ceux-ci se présentèrent. Entre deux femmes de proportions enviables était assis un énergique vieillard, en complet blanc, qui enrageait à propos de son potage où, se plaignait-il, « faisait absolument défaut le parfum essentiel des asperges ». Le vieillard se mit alors à répandre le contenu de son assiette sur la nappe, puis il l’étala jusqu’à ce qu’il couvrît toute la surface de la table. Personne autour ne semblait prêter attention à la scène qui se jouait, car tous devaient craindre que le vieillard ne fût un aliéné, prompt à la violence. Je l’observai. Quand il s’aperçut de la fixité de mon regard, il se calma enfin et me sourit. « Monsieur, me dit-il avec une voix melliflue, je sais cette lueur et cette droiture dans le regard. Je l’avais notée dans le regard d’un ancien cuisinier que j’avais eu à mon service, il y a bien longtemps. Je crois même que vous et lui, vous étiez proches, comme deux frères. Seulement il est arrivé ce qui arrive toujours lorsque l’un, plus intuitif et plus fragile, commet quelque chose dont l’autre, plus massif et plus raisonnable, ne peut plus le défendre. Vous protégiez votre ami et l’aviez habitué à être protégé par vous, d’une part parce que vous mesuriez l’étonnante valeur de ce qu’il accomplissait et que vous souhaitiez voir accomplir, d’autre part parce que vous faites partie de ces êtres qui plutôt que d’agir au mépris des conventions, comme le faisait votre ami, choisissent de les apprendre puis de les utiliser, même si l’usage que vous en faites prête à discussion. Un jour, l’un et l’autre avez senti que le temps de la séparation était venu, et lui seul le regrettait réellement parce qu’il avait compris l’incomparable soutien que vous lui procuriez, tandis que vous, même privé du spectacle de votre ami égrenant découvertes et triomphes, eh bien vous jouissiez toujours de cette assise, qui ne vous faisait redouter que vous-même. C’était une époque pénible pour un élément aussi brillant que l’était votre ami, plus supportable pour vous, sans doute, qui connaissez l’art de mettre sa conscience sous clef. Eh, eh… Vous allez devoir réfléchir seul, mon bon monsieur, car à mon âge, on ne prise plus tellement ce genre de discussion virile. Vous voyez ces deux femmes ? Je me charge depuis le début de notre voyage de les éveiller à … comment dire… “indisputable truth”, voilà, d’ « indisputables vérités ». Alors ne m’en veuillez pas de refuser net votre compagnie, que je commence à trouver assommante et vulgaire. Adieu, Monsieur, adieu. »

 

Le chasseur du signor Piccoli

 

            Le vieillard quitta notre wagon, non sans féliciter Becquerel pour son empressement à divertir une petite assemblée de jeunes filles à la grâce trébuchante. Il ne servait pas à grand-chose de révéler au flamboyant vieillard que moi aussi, je l’avais reconnu. D’après mon expérience, une entité Psycho-batave vieillissante n’entre plus en communication avec autrui que pour lui asséner de terribles sentences, dont elle ne prévoit même plus les effets, dont elle ne mesure que pour elle-même le pouvoir galvanisant, se grisant de ses propres insolences et de ses géniales intuitions. Face à pareil phénomène, il n’est d’autre ressource que de tendre dans un effort inlassable à l’ouverture totale et permanente de ses sens. J’imaginais que Jean-Pierre Paul-Poire avait ainsi procédé à chaque manifestation du Psycho-batave chez Randall Webb, et que c’était probablement la récurrence de ces manifestations qui avait endommagé son système nerveux, quoique ses lettres ne le laissassent point paraître. On m’avait pressé de réfléchir. Alors je tâchais de me souvenir. Depuis de longues années, à ma grande honte, il ne m’était plus possible de dissocier réflexion et souvenir ; si la théorie exige une abolition momentanée du temps, et un élan prospectif qui la précède puis lui succède, alors, cette capacité m’étant refusée, j’avoue ne plus être en mesure de réfléchir, seulement de me souvenir. Le souvenir, qui mobilise à présent toutes mes facultés, le souvenir est chez moi formidable. Je me rappelai avec acuité l’été 1978, durant lequel, en vacances du poste de police de Concord, laissé aux soins du gaillard John Ernest, mais aussi en vacances de mon épouse qui faisait un séjour aux eaux en Roumanie, je visitais La Haye, où m’avait rejoint le légendaire Don Creux, que la mort faucherait à l’orée de la décennie suivante. Alors Don et moi, un matin de grande fraîcheur, sentant presque sur nos épaules la peluche des nuages gros de pluie, nous cheminions au milieu des étals d’un marché aux poissons. Le hasard avait guidé nos pas, ou bien si nous avions projeté de nous rendre à un endroit précis, ce que nous vîmes nous fit négliger notre programme. Penché au-dessus de l’étal d’un marchand rougeaud et visiblement malhonnête, inspectant les paniers de moules avec force sérieux, un homme d’environ trente-cinq ans, élancé, osseux, au teint bistre et à la chevelure noire, pointait son index avec impatience vers tel panier, puis l’agitait devant les yeux stupides du maraîcher qui remplissait alors avec entrain un sac de toile. L’homme paya et leva ensuite ce même index en direction du ciel comme s’il appelait la punition divine sur l’infortuné marchand. Nous notâmes, Don et moi, l’éclat singulier de son regard, étouffant et mauve comme la glycine, avec un trait unique de froide méchanceté, comme le jaguar. Bien sûr, il ne pouvait s’agir que de Randall Webb. Curieux, et même stupéfaits, nous le suivîmes en silence et à distance respectable. Randall Webb, qui marchait avec décision, adressait quelques saluts polis à certains passants et n’hésita pas une seule fois dans le choix des rues qu’il empruntait. Soudain il pénétra sous la porte cochère d’un hôtel particulier. Là, des chasseurs en livrée pourpre et argent nous intimèrent de rebrousser chemin. Don Creux s’enquit tout de même de l’identité du propriétaire de l’hôtel, et on lui fit cette réponse : « Un citoyen Romain, en visite dans notre capitale, et dont les allusions à sa prétendue véritable nationalité entraînent de lourdes, pénibles, mortelles conséquences –je me permets, Messieurs, de vous en avertir. Beaucoup, lorsque je leur apprends le nom de cet illustre propriétaire, se réfèrent tout haut, avec une intolérable absence de discrétion, à cette prétendue véritable nationalité, et cela, mon maître l’entend depuis ses fenêtres, il en devient cramoisi de rage et jette alors en pleine rue, sur le visage du fâcheux, ce que sa main trouve de plus volumineux ou de plus coupant, dans l’intention d’assommer et de rompre un membre ou deux, le tout dans un déluge d’insultes propres à figer le Diable en personne. Bref, cet hôtel est la propriété du citoyen de Rome, Michel Piccoli. »

 

 

            Plus tard, dans l’après-midi, la pluie tant redoutée se mit enfin à battre. A l’abri dans un café du centre-ville, où nous étions tassés sur une banquette étroite et démaillée, Don tenta une explication du phénomène lugubre que nos esprits, le mien surtout, peinaient à assimiler. La matité complète et sombre du lieu, la résignation pas tout à fait mélancolique des visages qui le peuplaient, les gestes lents et pondérés des serveurs, créaient un mol suspens parmi les plus aptes à favoriser le cours de nos pensées. Je laissai s’exprimer Don Creux qui semblait le moins étonné de nous deux : « Boulter, mec, si Randall fait la cuisine pour Piccoli, alors nous pouvons en déduire trois choses : la première, c’est que Piccoli est Psycho-batave, la deuxième, c’est que Randall n’est pas au mieux avec sa libido, la troisième, c’est que si Piccoli et Randall se serrent les coudes, la révolution Psycho-batave est sans doute en péril. Je t’ai dit combien le grand Marvin Marty lui-même est littéralement vidé depuis deux années. Tous ces types, qui jamais n’ont été très cool, eh bien, ils formaient néanmoins l’origine, ils étaient cet élément peu sympathique, peu attrayant qui cependant générait toute la chose Psycho-batave, on est d’accord ? Si tous s’effritent aujourd’hui, personne ne les pleurera, pas même nous qui les aimons, parce que nous sommes habitués à soustraire chacun de leurs pas à la gravité terrestre, nous sommes habitués à sursignifier leurs actes, un peu comme les Apôtres avec Jésus, nous ne voulons pas voir ce qui rattache ces hommes à leur véritable condition, celle d’être des hommes, ils sont pour nous des générateurs d’idées, si bien que leurs échecs, leurs souffrances nous sont aussi profitables que leurs joies, leurs succès, et regarde comme nous sommes là à finasser autour de la détresse de notre ami pour n’y lire que l’échec de la Révolution Psycho-batave, notre honte s’en trouve même presque excusée par le fait que si on le leur demandait, à Randall, à Marty, à Piccoli, tous invoqueraient cet échec, puisqu’eux-mêmes ne s’envisagent plus que comme des idées, d’arrogantes machines à idées. Nous avons déconné, mon pote, trop déconné avec le Psycho-batave, il va falloir un peu de bon sens et de platitude pour rattraper tout cela, ou encore plus de folie, d’abnégation. Moi, je me retire, mec. Je ne veux pas devenir le « Man Without A People » chanté par le poète Bernard Smith. Oui, je sais que cette chanson traite simplement d’une trahison entre amis, qu’elle propose, de façon décevante, une réconciliation par l’amour, je sais tout cela, mais en l’occurrence, elle décrit si bien ce qui nous arrive à tous depuis deux ans. Devenir un homme sans peuple, Boulter, cela n’a jamais été la vocation d’êtres pourtant libres comme l’étaient Randall et Marvin. Leur indépendance s’est toujours justifiée par ce qu’elle permettrait un jour d’engendrer de plus belles communautés qu’il n’en existe aujourd’hui. Je comprends maintenant la claire sobriété, non dénuée de suavité, cette espèce d’élégance qui échappe à son démon l’ameublement, l’intelligence de ces accords et de ces harmonies, lorsqu’on les confie à des musiciens sensibles, que je n’hésite pas à qualifier d’humanistes. Je comprends la forme qu’a pu revêtir « Man Without A People », et pourquoi elle ne ressemble pas par exemple à ces grands ensembles Italo-américains tels « Let It All Out » de The O’Jays ou « You Better Make Up Your Mind » de Brooks O’Dell. La chanson de Bernard Smith est de la même trempe, elle appellerait ce type d’arrangements fastueux, cependant… le propos est celui d’un homme de 1968, qui entonne un chant d’adieu et d’amour au nom d’une idée défigurée, violée, anéantie. Cet homme ne recherche plus la perfection ornementale, la puissance rhétorique, il sait que 1965 est passée, et avec elle, la possibilité de donner dans le monumental. L’homme de 1968 est pris dans la débâcle et n’a pas une perception juste des ruines qui joncheront la terre, d’où cette tristesse encore enveloppée des fastes de la veille, fastes eux-mêmes considérablement épurés, réduits à l’élégance de courbes et d’angles. « Man Without A People » est comme le dessin à la mine de plomb d’une œuvre de Maître qui serait « Let It All Out ». Alors Boulter, tu pourrais me demander s’il n’est pas un peu hardi de comparer l’homme de 1968 à Randall Webb en 1978, et précisément, c’est ici que le malheur est profond. Notre ami est bien l’Homme Sans Peuple de la chanson de Bernard Smith, mais il n’est plus secouru par la beauté des mélodies, par la douceur des harmonies, par le jeu fraternel des musiciens.  Ces simples mots qui constituent le titre de la chanson, mec. Ils sont devenus sa croix. Boulter, mon pote, nous devons décamper. Dès aujourd’hui. »

 

Mrs Bernard Smith

 

Et nous décampâmes.

 

 

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 20:25

Le meilleur de l'année

The Sevens, révélation suisse de l'année

1965 fut une année de transition. Les vieux loups de la vieille école rhythm and blues se trouvèrent, à l'instar de notre ami King of The lose, dépassés par les premières levées de tempête Psycho-batave. Et c'est pour dignement fêter l'écoulement de cette année discrètement italo-américaine que nous invitâmes le vieux loup sus-nommé, pour qu'il se rachète en toute piété.

The Kinks "Set me free"

The Sevens "Be my loving babe"

The T-Boones "At the club"

Sharon Tandy "One way street"

The O'Jays "Let it all out"

Brooks O'Dell "You better make up your mind"

Bobby Freeman "I'll never fall in love again"

Bobby Fuller "Never to be forgoten"

Psycho "You need me"

The Beach Boys "In the back of my mind"

The Syndicate "The Egyptian thing"

The Starfires "I never loved her"

The Appolos "That's the breaks"

The Savages "She's gone"

The Beatles "Nowhere man"

The Door Nobs "I need you lovin' baby"

Davis Jones and The Fenders "The boss with the hot sauce"

Lee Dorsey "The kitty cat song"

The Ovations and Louis Williams "I'm living good"

The Motions "Land beyond the moon"

The Underdogs "Man in the glass"

Hard Times "You're bound to cry"

The Denims  "I'm your man"

Wild Bill Kennedy and The Twiliters "Mary Lou"

Adrian Lloyd "Got a little woman" 

 Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. Le site est actuellement en maintenance mais vous pourrez bientôt l'écouter en différé.

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 19:31

(Nouvelles notes de Randall Webb, prises en 1971)

« Nous n’avons pas changé de maison depuis vingt ans. Notre univers clos, havre familier, nous ne l’appréhendons cependant pas de la même manière. De l’aube des années 50 à leur résurrection artificielle et nauséeuse au début des seventies, quelque chose s’est évidemment délité. En témoignent ces deux figures du Settlement américain : Slim Whitman et Bruce Johnston. Le premier, que ma mère chante encore quelque part entre la buanderie et un ailleurs évasif, restera pour toujours lié à l’âge d’or de la Homelike song. Le second, muséographe de l’insouciance californienne, figure symbolique du déclin de The Beach Boys (et partant, de la mort), est une borne enlierrée de l’histoire du rêve pavillonnaire américain.

Il convient, sans plus tarder, de distinguer le genre de la Homelike song, d’un autre, californien jusqu’à l’amalgame, celui de Sunrise pop. Les ambitions respectives des exécutants sont des plus disproportionnées : la Sunrise pop cherche les hauteurs, ne s’adresse qu’aux cimes, tandis que la Homelike song, affaire de minutes, aspire à la tranquillité, l’ataraxie, la quiétude domestique. Cette dualité est celle qui différencie la joie, éphémère et intense, du bonheur durable, sans oscillations ni crises. Accepter le bonheur, c’est se préserver de la dépression, mais également renoncer à la joie. Accepter le bonheur n’est pas donné à tous ; il est des vies trouées qui balancent interminablement entre l’extase et le désespoir. C’est celle de Marvin Gaye, oublié de tous dans son van enlisé dans le sable d’Hawaï, souriant aux parois beiges tandis que son ombre se décuple au dehors. C’est celle de Dennis Wilson, seul Beach Boy physiquement incapable de rester à la maison, rejouant toute l’histoire des sentiments humains en quelques minutes de film de cave, dans un jardin moucheté d’étoiles.

Slim Whitman ne fréquente pas ces hauteurs. Il chante pour les ménagères amoureuses du livreur de lait. « Quand je dis bonne journée, je le pense vraiment »

En 1971, Slim Whitman, même pas quinquagénaire, est un souvenir, malgré la bizarrerie de son art qui aurait dû attiser l’intérêt des amateurs de weirdness, ceux-là même qui érigèrent une statue à l’effigie de Joe Meek. Car même si Whitman chante pour la famille, Sa musique contient des consonances féeriques : son yodle sidéral, les longs glissandos de guitare hawaïenne, les bruitages cheap (ronrons de fontaines, vent en boîte), toutes ces inclinaisons quasi-futuristes ne sont pas en contradiction avec le public visé. On est avec ce chanteur incroyable dans le domaine de la magie domestique, que l’on ne comprend que si on se souvient de l’émerveillement éprouvé par les familles d’Amérique devant les premiers congélateurs.

Au début des années 50, la maison n’est pas seulement la fin d’une aventure mais une nouvelle qui commence, en témoigne cet étonnant film « Mr. Blandings Builds His Dream house », dans lequel Cary Grant se contentait, patiemment et en accord avec sa femme, bien sûr généreuse avec les enfants du quartier, de construire une maison, en périphérie de New-York. Film inconcevable à une autre époque.

Au début des années 70, la maison n’est plus un terrain de jeu mais un abri. Elle s’est multipliée par centaines, identiques et confortables, et c’est maintenant l’endroit où on se retire après trop de désert ou de nuits blêmes. C’est le rêve qui se dissout dans la baignoire sale de Cable Hogue. Dans la voix de Bruce Johnston, pour le superbe « Disney Girls », c’est la résignation qui est de mise, mais une résignation assumée, désirée, mûre, finalement heureuse. Bruce Johnston est assis sur du plastique dans son jardin, il a cessé de penser que ses histoires d’amour sont plus belles que celles de ses voisins. Et il savoure d’être enfin, faute de mieux et à défaut du pire, normalement prospère. »

(Vous pouvez écouter un morceau de Slim Whitman dans le module "Top-notch music" en haut de la page)

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 00:15

Jeanpop2

Sred Sweign et M. Poire

vous souhaitent une excellente année 1966

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27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 22:29

New Jersey Spirit

 

The Maundy quintet, l'esprit du NJ jusqu'en Floride 

"L'esprit du New Jersey, c'est le complexe de New-York, mon vieux, c'est la province qui lorgne du côté de la grande ville, c'est les rêves de Brilll Building en rase campagne" ainsi fut brillament énoncée la synthèse Sweignienne par notre ami, invité à honorer les sièges usés des studios de ses honorables fesses.

Dr John "The point"

Little willie and The Adolescents "Looking for love"

The Scoundrels "Up there"

King david and The Slaves "I've been told"

The Guilloteens "I don't believe"

Benny Spellman "If you love her"

Fox and The Huntah's "Funny kinda day"

Pete Morticelli "Lost"

Bernard Smith "Never gonna let you go"

The Maudy Quintet "2 is better than 3"

The Wisdoms "Lost in dreams"

The Eldorado's "All i want to do"

The West Five "Till I kissed ya"

John Rosasco Quartet "Come running to me"

The Canterbury Music Festival "Why does everybody run to home"

Pete Klint Quintet "Very last day"

The Vagrants "I can't make a friend"

The Dynamics "Used to be"

Jynx "Come on up"

The Lewallen brothers "It must be love"

The Heartbeats "Cryin' inside"

Hot Chocolate "What should I do"

Martha Starr "Love is the only solution"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. Le site est actuellement en maintenance mais vous pourrez bientôt l'écouter en différé.

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25 décembre 2005 7 25 /12 /décembre /2005 21:07

            L’amour de la complication, dans les limites d’un art ancien, d’un art de la représentation, une complication étouffante, à l’échelle d’une miniature, déprise de toute technologie et de l’audace musicologique, voilà ce qui me lie à cette étrange mélopée de Richie Furay : « The Hour Of Not Quite Rain ». Je ne laisse pas de penser à l’aristocrate malade de raffinements de La Chute De La Maison Usher et à celui qui l’incarna pour le cinéma, Vincent Price le très sobre. Quand percent les premières lueurs de la chanson de Richie Furay, je vois nettement Lord Usher grimacer de douleur à cause d’une ouïe trop fine, et je sais que pour cette raison, « The Hour Of Not Quite Rain » figure un château au milieu de brumes. La nervosité de Lord Usher ou bien le chant aigu de Richie Furay démontrent assez qu’il ne s’agit nullement d’un manifeste en faveur d’un art tamisé et secret. En outre, je postule que la manière de Douglas Sirk dans  Written On The Wind  répond à la même logique d’un confinement hystérique, toutes pointes dehors : non pas un réduit pour pleurnicheurs, mais une Prison mythologique. A l’intérieur de la Prison, une intense accumulation d’objets d’art, de signes puissants qui éloignent l’ombre de la vie. L’Orgue du Fantôme comporte cela, la constitution d’un espace saturé de signes de l’art, comme peut l’être le songe d’un enfant d’il y a deux siècles. La pompe ténébreuse de « The Hour Of Not Quite Rain », de la part d’un homme réputé pour sa gentillesse et son Pat un tantinet simplet, m’étonne cependant. Pourquoi Richie Furay, lui qui emblématise le son énergétique et virtuose du country-rock californien balbutiant, pourquoi notre homme a-t-il bâti une Prison de l’art, où toutes les reliques du romantisme anglais, et de son précédent surtout : le roman noir, se trouvent réunies ? Il faudrait le lui demander. S’il est un refus ambigu de la vie, je veux dire : ses drames, ses actions, ses acteurs, ses sentiments, tout ce par quoi nous admettons que telle musique naît d’une circonstance et la prolonge pour d’autres, un refus qui autoriserait une création luxuriante et néanmoins sélective, dans une relative immatérialité, ce refus de la vie est l’écho orgueilleux et inaltérable de « The Hour Of Not Quite Rain ».

             Buffalo Springfield - The hour of not quite rain

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 14:30

Végétation

« Jean Pop 2, ce que vous dites des fleurs, des arbres, eh bien … ça me touche profondément » / « Mon père parlait comme vous, tout le monde le craignait et l’aimait à la fois » / « Vraiment Jean Pop 2, on ne peut pas se voir pendant l’émission ? … oui, je comprends… Alors je vais prendre des somnifères. » / « Jean Pop 2, les enfants de Tchétchénie ont fabriqué une cloche en fonte qui portera votre nom ! » / « Les gens ici se demandent avec angoisse si vous comprendrez les raisons qui les ont poussés à agir… Non, ils ne possèdent pas d’armes à feu. Devons-nous leur en procurer ? » Merci à tous, et Bonnes Fêtes.

The Magic Plants "I'm a nothing"

Bobby Rio and The Revelles "Everything in the garden"

The Nightcrawlers "A basket of flowers"

The Wild Flowers "On a day like today"

The Camel Drivers "Grass is greener" 

The Go-Nuts "Flower"

The Plant Life "Flower girl"

The Explosions "Garden of four trees"

The Savages "Roses are red my love"

Peter Wright "House of bamboo"

The Matadors "Get down from the tree"

John Williams "Flowers in your hair"

The Roots "It's been a long journey"

D'Angelo "The root"

Jason Crest "Here we go round the lemon tree"

The Brain Train "Black roses"

The Tree "No good woman"

Freddie Scott "Just like a flower"

The Carstairs "He who picks a rose"

Phil Ochs "Flower Lady"

Tony Joe White "Georgia Pines"

The Shadows Four "Heart of wood"

The Trees "Don't miss the turn"

The High Llamas "Leaf and lime"

Vous pouvez écouter l'émission en direct tous les mercredis de 20h à 21h30 sur le site de radio campus Orléans (voir les liens). Vous avez grand intérêt à le faire. Le site est actuellement en maintenance mais vous pourrez bientôt l'écouter en différé.

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17 décembre 2005 6 17 /12 /décembre /2005 01:24

-Une main d’enfant momifiée, dites-vous.

            Il s’en fallut de peu que je tombasse évanoui aux pieds du boutiquier français. Je revis tout dans mon esprit : la bonhomie de John Ernest, la maigreur nerveuse de Randall Webb, le spectacle du Helluva, le mouchoir de tissu dont Sean Bonniwell frottait sa tempe droite, et bien sûr, le projet de conspiration et le récit terrifiant qui accompagna notre déjeuner. Je compris instantanément que la mort de Randall Webb avait été décidée ce jour-là. Celle de Sean Bonniwell suivrait. Le meurtrier était au fait de la vengeance ourdie par les deux amis un jour d’avril 1971, et je souffrais de m’avouer l’admiration que je pouvais porter à un être aussi patient, aussi tenace et aussi invisible. Je tâchai de n’en rien laisser paraître devant François Becquerel dont je devais redouter qu’il me confondît.

-Poursuivez, Becquerel.

-La petite main m’a été remise à Milan. Son histoire, à ce que j’en sais, a part liée avec la révélation Psycho-batave. Ses chantres, du moins, le prétendent, et leur conviction me suffit. Le prix qu’on en exigeait étant raisonnable, je l’acquis sur-le-champ.

-Où est la main ?

-On me l’a dérobée. Quand je quittai Milan, la main n’était déjà plus en ma possession. Et la nature de mes activités implique un tel secret que je ne peux absolument pas engager de détective, ni déposer de plainte. Jean Pop 2 ignore tout de l’affaire, c’est préférable.

-Pourquoi m’avoir mis dans la confidence ?

-Les gens de loi veulent la vérité et celle-ci leur est due.

-Soupçonnez-vous quelqu’un en particulier ?

-Mes soupçons me portent vers celui-là même qui m’a cédé la main. Voyez-vous, il ne coûte rien à un voleur de voler à nouveau ce qu’il a déjà volé. Pour la raison précise qu’au moins, son acheteur croira à son innocence.

-Qui est-il ?

-Lou ride.

-… Becquerel, je veux que vous soyez très attentif au récit que je vais entreprendre devant vous. Ne m’interrompez pas, et surtout, ne déviez jamais vers un objet arbitraire, comme vous le faites, semble-t-il, habituellement. Etes-vous physiologiquement disposé à l’attention ? Becquerel, nous allons le vérifier tout de suite.

Dans la boutique de François Becquerel, vous trouverez de très jolies lampes

            Au début de l’année 1976, moi et Tantine avions assisté à une projection de Leave The Wine On The Table, fabuleux long-métrage de Marvin Marty, le maître du film de cave. L’œuvre avait dérouté les aficionados du grand Marvin, avec ses longs monologues entrelacés, son spiritisme affiché, son final solennel où retentit l’objurgation tant attendue, et que j’ai apprise par cœur : « Je ne sache pas de civilisation qui n’ait ruiné son accomplissement. Le moment Psycho-batave est passé, mais qu’avez-vous fait pour le retenir ? Non ! Laissez le vin sur la table. » Tantine avait tout compris, et elle me dit qu’il s’agissait là d’un sommet de la filmographie de son auteur. Hélas, nous étions à New York, et la remarque de Tantine plut à certain charognard, monstre d’envie et de boursouflure, artiste lessivé et malodorant. Celui-ci s’agitait déjà au milieu d’un cercle de spectateurs qui buvait les paroles du bonimenteur et parfois, opinait du chef. Tantine s’approcha et d’un signe, me pressa d’intervenir. Je frappai l’individu aux mollets. Lorsqu’il fut à terre, Tantine prit la parole, et rien n’entrava le torrent de ses phrases vengeresses : « Reste à terre, chien warholien ! Les habitants de cette bonne ville de New York ne veulent plus que tu les bernes avec tes préjugés obsolètes, et le peuple, qui aujourd’hui est ton tribunal, t’accuse d’avoir séparé sa ville de son destin Italo-américain. Qui es-tu, lou ride, sinon l’instigateur le plus fourbe et le moins soupçonné du rock progressif dans la cité de The Mystic Tide ? Comme les canadiens hirsutes et les anglais sortant des art schools, tu as tout rogné, rongé et corrompu. Mais contrairement à eux, dont la balourdise et l’ignorance se présentent telles quelles, tu as joué sur deux camps, afin de protéger tes arrières. Tu as séduit les Vieux loups, en beuglant ton attachement au rock’n roll à la manière de bruce springstine, en faisant croire au monde entier que ton groupe de jeunesse, das velvet underground, était un groupe méconnu et mésestimé, alors que toutes les revues de la planète savaient, elles savaient que tu étais le chaperon vérolé d’andy warhol. Ne viens donc pas insulter mon intelligence en invoquant l’obscurité : The Descendants, eux, n’ont jamais quitté leur quartier, ils n’ont pas voyagé, comme ton groupe, à Los Angeles, et, pourtant, ils étaient détenteurs du sauvage « Lela ». Tu n’as jamais rien su de l’underground, le reste de ta carrière de publiciste démontrera qu’en revanche, tu savais tout de la vitrinisation (ce concept vient de Tantine) de l’underground. Puis, tu as conquis les Pédés progressifs. Bien t’en a pris, puisqu’il leur revient la tâche pourtant noble de raconter la formation et l’évolution des genres. On a fait de toi, avec ton consentement, une sorte de chantre de la décadence urbaine contre la prétendue uniformisation hippie du mouvement Psycho-batave. Il a fallu que les très délicats et très aveugles Pédés progressifs grossissent pour cela tes ennemis, du moins ceux que tu désignais comme tes ennemis, et qui étaient en réalité tes partenaires ontologiques. On t’opposait, à l’intérieur de New York, aux pâtres Simon & Garfunkel : leur absence de duplicité les hisse à trente coudées au-dessus de toi, gnome syphilitique, déjà, musicalement, le brave Paul Simon est d’une supériorité écrasante sur toi, mais même côté littérature, il est, lui, exempt de clichés, ouvert à la multitude des histoires et des lieux. Ce qui m’offre un biais pour revenir à mon accusation primitive. Oui, lou ride, tu as beau être couvert par la communauté Vieux loup, qui fuit comme la peste, à laquelle tu ressembles beaucoup, tout effort d’intellectualisation, tu appartiens bel et bien aux Pédés progressifs. A leur image, tu envisages ton œuvre dans le cadre de l’Histoire de l’art, et tu tâches à ta manière sotte et puérile de répondre à la question : comment dignifier l’essence populaire de mon travail ? Si j’y parviens, raisonnes-tu, je serai un Moderne. Le plan est manifeste : une couche de perversion d’Europe Centrale, une couche de littérature stupide d’universitaire new-yorkais, une caution street-storyteller, mais hélas, pour toi, tu n’as pas un millimètre cube de la vision de Phil Ochs, une couche de saturation galloise, et l’argument imparable : malgré le déchaînement électrique, je peux caser des ballades pleurnicheuses. Certaines de tes chansons, notamment en 1968, sont assez réussies, je dois l’admettre. Cependant, tu les gâches profondément par le niveau de prétention et de pose qu’elles supposent, venant de toi. Oui, tu agis de concert avec les barbons du rock progressif, en souhaitant ériger le rock en monument d’art populaire et contemporain. Eux, dans leur naïveté, invoquent le jaz, Bach et Sibelius, toi, tu fais de même avec la littérature. Ce procès, je ne saurais l’intenter à Bob Dylan, parce que Dylan, c’est le vif-argent, jusqu’en 1967, c’est la vitesse Psycho-batave. Je te l’intente à toi, parce que tu es prévisible, parce que tu es une émanation sans nuance de la supercherie de l’art mercantile. J’entends dire que, par défi, tu t’apprêtes à publier un album entier de saturation. Tu marqueras durablement les esprits, n’en doute pas, fils de lépreux. Je t’abandonne, avec réticence néanmoins, cette chanson de The Namelosers : « That’s Alright ». Pour que tu comprennes à quel point des hommes, dont tu ne souhaites pas qu’ils respirent, dès 1965, avaient déjà tout accompli en matière de saturation. Tu croiras entendre l’effondrement précipité de centaines de poutres en fer, cela suffira à te fasciner, mais tu ne pourras nier que cela n’empêchait pas ces somptueux Suédois de composer une mélodie parfaite, de créer une dynamique audacieuse, de jouer sur un rythme sans défaut. Retourne dans ta cavité, crotale mortifère, et médite. Boulter, tu peux ranger ton gourdin, laissons lou ride ramper jusqu’au trottoir.

            Vous comprenez maintenant, Becquerel, de quoi il retourne ?

-Oui, oui, j’ai toujours trouvé que le jaz était une musique de snobs.

-…

-Alors, on prend un café ?

-Je dois partir. lou ride doit justifier ses actes.

-Très bien, je vous accompagne.

-Becquerel, je vous en prie…

-M. Lewis, vous me plaisez, et je peux vous être d’une grande utilité.

-Bon. Soit.

 

            The Namelosers - That's alright

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 20:22

Bande de nuls !

Question 1 :

A propos de quel grand hurleur (qui enregistra avec Link Wray) Lux Interior dit-il qu'il ferait passer Little Richard pour Pat Boone ?

Question 2 :

Citez au moins deux chansons comportant un minimum de cinquante fois le mot "no".

Question 3 :

Quel batteur légendaire Californien mourut en tondant sa pelouse?

Question 4 :

Quel cinéaste (médiocre au demeurant) fut l'ami de ce vieux loup magnifique et respecta ses dernières volontés en brûlant son corps  dans le désert ?

Question 5 :

Quel est le lien entre les délicats Ecossais The Poets et les hyper-violents Néo-zélandais The Chants R&B ?

Question 6 :

Quelle chanson, reprise par The Koobas, représente le sommet indéniable de la soul Italo-américaine mid-sixties? 

Blind-test :

 

facile

 

 

Réponses de la semaine dernière :

1- Il s'agit bien de Robert Griffin dont Doug Brown and The Omens appuyaient de leur poids Psycho-batave la candidature au sénat.

2- John Wayne.

3- Doris Day qui joue dans le film d'Hitchcock est la mère du grand producteur et Golden Penetrator Californien Terry Melcher.

4- Golden Earrings, bande d'infidèles.

5- Lee Dorsey, tas de nuls.

6- Bobby Fuller, imbéciles.

Blind-test : "I'm for things you do" par The Enfields (qui ont également signé le superbe "She already has somebody" sur la compilation "What a way to die").

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