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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 00:15

Jeanpop2

Sred Sweign et M. Poire

vous souhaitent une excellente année 1966

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20 septembre 2005 2 20 /09 /septembre /2005 22:00

Sred Sweign atteint d'une maladie non encore diagnostiquée !

Pour rédiger son poème-fleuve "La Lumière Nuit", notre ami s'est exposé de manière irraisonnable au soleil. Nous lui souhaitons le plus prompt rétablissement, et ce que nous pouvons faire de mieux pour le moment, c'est lui dédier ce poème de The Painted Ship, baladins intemporels de Vancouver.

The Painted Ship "And she said yes"
all right, gonna tell you 'bout a woman asked my woman, do ya love me? would you never put anyone above me? and she, said YES all right, she said yeah beautiful women -- so hard to find come on baby, are you mine? and she, she said yeah all right, she said yes will you hold me ? (she said yes) will you hold, squeeze me all the time (she said yes) and she said, (she said yes) all right baby (she said yes) said baby, can I take ya? said baby, can I make ya? and she said, she said yeah all right, she said yeah all right, she said yeah all right, (she said yes) ooowwh.. said baby, you know I can love you better than another man and she said, she said yes all right, she said yes said baby, will ya me? will ya hold me, each and every night and she said, (she said yes) all right, (she said yes) alllll right..
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28 août 2005 7 28 /08 /août /2005 22:00

« Clarence Reid m’a ruiné mais il est resté mon ami »

 

Q. : Au commencement des années 1980, vous vous découvrez la vocation d’un entrepreneur dans le secteur du divertissement.

 

 

JP2 : Attendez Peter, avant cela j’aimerais que l’on s’attarde sur les courses de bagnole.

 

 

Q. : Je vous en prie.

 

 

JP2 : J’ai monté une écurie en Floride. Je l’ai baptisée « BF Kings Of The Wheels ». Tous mes vieux potes avaient leur chance.

 

 

 

Q. : Cette passion pour les bolides vient-elle de l’enfance ?

 

 

 

 

JP2 : Pas vraiment. Je trouvais ça top-notch et ça rapportait du pognon. Alors je me suis offert une chaîne privée, qui émettait en Floride.

 

 

 

Q. : Vous ne me parlez pas davantage de votre écurie ?

 

 

 

JP2 : Trop de mauvais souvenirs, Peter. On ne meurt pas qu’au Vietnam.

 

 

Q. : …

 

JP2 : La mort, Peter, la mort frappe ! Vous le savez, n’est-ce pas ! La mort a pris Don Creux. Il y a eu John Cazale puis Marvin Marty, entre temps Don Creux. C’est comme ça.

 

 

Don Creux, doing it his way (1976)

 

Q. : Qui était Don Creux ?

 

JP2 : Il était mon meilleur pilote. frank zappa lui a revendu de la mauvaise drogue et pourtant Don Creux n’était pas un junkie. Seulement frank zappa s’était montré persuasif, insistant, employant des hommes de main pour forcer mon ami à absorber des drogues. Don Creux a écrasé sa Lamborghini contre la remise de mon hélicoptère, qui depuis porte le nom du défunt.

 

 

Q. : Ce drame a donc précipité la création de votre chaîne privée, JP2C ?

 

 

JP2 : Oui, je ne pouvais plus souffrir le bruit d’un moteur. L’idée consistait à remettre à l’honneur ces authentiques légendes de l’Etat de Floride que sont Wayne Proctor de We The People, Clarence Reid, Betty Harris, Bob Jabour de The Cavemen, Coventry Fairchild de The Clefs Of Lavender Hill et d’autres tout aussi étincelants. Chacun se voyait confier la direction d’un show de trois heures où il était libre de décider la forme et le contenu. Tous les présentateurs portaient cependant un survêtement bleu où les initiales de la chaîne étaient inscrites en filigrane doré. L’uniforme, Peter, c’est ce qui signale une armée et je vous rappelle que je suis né et que je reste un guerrier Psycho-batave. J’ai également innové en matière de répartition du public : hommes et femmes étaient séparés par une rangée de tapirs. L’impact visuel était énorme et j’évitais ainsi toute contamination.

 

 

Q. : De quelle contamination voulez-vous parler ?

 

 

JP2 : AIDS, mon pote. En 1980, nous étions une poignée à penser que l’apparition de ce virus impliquait l’abolition totale et immédiate de tout rapport sexuel. Puis tout s’est arrangé quand j’ai su que le virus n’affectait que les homosexuels. J’ai alors réservé l’aile gauche de l’auditorium aux tapirs, et hommes et femmes se sont à nouveau mélangés.

 

 

 

Q. : Pourriez-vous, à l’usage de nos jeunes lecteurs, décrire une journée-type de programmation ?

 

 

 

JP2 : Cela débutait avec le télé-achat, avec Coventry Fairchild qui présentait d’un côté des disques rares de l’autre côté des objets pratiques, « domestic tools », comme des gaines en daim ou de la graisse de tapir, etc. Ensuite, Clarence Reid, entouré de femmes nues, ouvrait notre section jeunesse, en lisant des contes du monde entier. A midi, à défaut de journal, une série retraçait les destins des grands héros Psycho-bataves du vingtième siècle : Don Creux, Idi Amin Dada, Jean Pop 2, John Saxon, John Cleese, John Pop 2, etc. En début d’après-midi, des courses de bagnole vintage, mon pote, commentées par Wayne Proctor. A 18 heures, Clarence Reid était de retour pour animer le grand show qui accueillait les plus grosses fortunes du pays. On organisait une Roue de la fortune  et le vainqueur empochait soit l’hôtesse, soit la collection de disques. Les plus défavorisés par la chance repartaient tout de même avec une dent de Don Creux. A 21 heures, cinéma ! Bob Jabour tenait le ciné-club, choisissant avec une pertinence inégalée les thèmes du soir : la randonnée pédestre dans le Wyoming, le coin du feu, la sollicitude paternelle, la main sur l’épaule, etc. Enfin, à 1 heure du matin, Clarence Reid, depuis son jacuzzi, initiait la diffusion d’excellents pornos du monde entier.

 

 

"It was a great day for Winnie the Pooh..." Clarence Reid

 

Q. : Combien de temps cela a-t-il duré ? Qu’est-ce qui a précipité la chute de votre empire télévisuel ? Rappelons que Forbes vous avait consacré la première page dans son numéro de juin 1981.

 

 

JP2 : Clarence Reid m’a ruiné mais il est resté mon ami. Celui-ci, ivre de pouvoir, présentait en effet trois programmes dans la journée et jouissait alors d’une popularité immense. Bref, Clarence Reid a momentanément perdu ses repères un jour de mars 1984. Je m’interroge aujourd’hui sur la pertinence d’avoir confié au même homme les programmes pour la jeunesse et les programmes réservés aux adultes.

 

 

Q. : Que s’est-il donc passé avec Clarence Reid ?

 

 

JP2 : Clarence s’est fait pomper le dard par Winnie the Pooh, dans le costume duquel se cachait la veuve de Don Creux, Teresa Creux. A l’heure de nos programmes pour la jeunesse, devant des milliers d’enfants. Clarence a néanmoins réussi à lire son conte, il a fait son job. Mais Teresa Creux, paix à l’âme de Don, Teresa n’était pas à sa place. J’ai dû fermer boutique, ma licence m’ayant été retirée dès le lendemain du drame.

 

 

Q. : Puis vous disparaissez…

 

 

JP2 : Oui. De 1985 à 1995, j’ai vécu dans divers endroits aussi misérables qu’une crackhouse du Nebraska, un van à Hawaii, un pavillon de chasse dans le Tyrol, à proximité de la demeure de Thomas Bernhard, qui, curieusement, ne semblait pas me reconnaître, une grange dans le Jutland où je gagnais ma vie en me battant contre des chiens, à Madagascar où j’ai tenté dans un regain de confiance d’être missionnaire auprès des sauvages locaux... Je vais vous dire une chose, Peter, j’ai bien cru que mon Pat allait y passer.

 
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18 août 2005 4 18 /08 /août /2005 22:00
Psycho-Batave Revolution on the march ! 
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8 août 2005 1 08 /08 /août /2005 22:00

Jean Pop 2, Chers amis

 

                L’unité de la personnalité et de la vie de Randall Webb n’apparaît qu’à ceux qui lui ont témoigné suffisamment d’amour et d’admiration pour en saisir la forte ossature. Certes, plusieurs parmi nous ne l’ont fréquenté que durant de brèves périodes, et peu, à la vérité, peuvent s’enorgueillir de l’avoir côtoyé sur de longues périodes. Randall Webb qui, je le répète, a mené une existence parmi les plus cohérentes, une existence dédiée aux plaisirs de la recherche et de l’action Psycho-batave, Randall Webb a toujours pris soin de se défausser de ses compagnons de route, et ceux-ci n’avaient alors pour ressource que de l’observer à distance ou de recueillir le témoignage de nouveaux pèlerins. Ainsi, par un effort de recoupement, peut-on aujourd’hui rassembler en un nœud indémêlable les très nombreuses incurvations et sinuosités de son parcours. J’ai eu le privilège insigne de guider les derniers efforts vers la lumière de notre ami défunt. Vous, Poire, m’avez immédiatement précédé, mais dérouté par ce que vous avez dédaigneusement baptisé « la psychose russe » de Randall Webb, votre intérêt a fléchi dès notre départ de Copenhague. Vous, Jean Pop 2, avez nourri une compréhension exacte de la jeunesse de Randall Webb par le biais le plus illustre, j’entends celui de la littérature. Vous, Sred Sweign, avez connu Randall Webb d’une manière qui reste à déterminer mais qui, vraisemblablement, procède par éclipses ou plutôt éclairs instantanés, en quoi vous avez fait écho à l’une des passions juvéniles majeures de notre ami, celle qu’il vouait avec une intensité qui ne souffrait aucun relâchement à l’œuvre de The What Fours : « Eight Shades Of Brown ». Enfin, notre frère américain, l’officier Boulter Lewis a, lui, assisté et même stimulé Randall Webb entre l’année 1966 et l’année 1971, c’est-à-dire qu’il a été le témoin et le catalyseur de la floraison spirituelle du grand écrivain Psycho-batave. Pour ce qui est de la période 1971/1982, ce que nous nommons la Nuit de Randall Webb, personne hélas ne fait entendre sa voix, sinon celle, qui nous parvient d’outre-tombe, du metteur en scène Marvin Marty, l’auteur de Sad Was The Wine. D’après les Mémoires de Maurizio Benutto et le témoignage de son fils, Maurizio Benutto Jr, Marvin Marty et Randall Webb, pourtant jamais en présence l’un de l’autre, songeaient souvent, du moins en ce qui regarde Marvin Marty, à ce que l’autre pouvait faire, penser et aimer. Les storyboards et le scénario manuscrit de Wine Killing ! sont émaillés de références cryptiques à Randall Webb. De même, un article de 1973 de Randall Webb, paru dans une revue du Montana sur la chasse à l’ours, mentionne Keep The Wine Alive. Tous ces hommes, aussi divers soient-ils, riches ou pauvres, Américains ou non, seront bientôt égaux, quand leur histoire aura fui de la mémoire de l’humanité. Or nous pensons ici que l’œuvre de Randall Webb, promise à une reconnaissance mondiale et dont la révélation affectera le cours des événements, modifiera la perception générale que nous avons du temps et de l’esprit, cette œuvre assurera notre salut, à nous qui en avons chanté les louanges et en avons, pour une part seulement, saisi le développement et le sens.

 

(Randall Webb en 1964)

                Alors n’ayez crainte. Ne pleurez pas celui qui depuis plusieurs décennies a écarté le spectre de la Mort, celui dont la Mort n’a plus voulu et qu’elle ne saurait jamais gagner à sa sinistre cause, parce que Randall Webb dès 1965, par la grâce du fluide Psycho-batave, s’était élevé au-delà de la contingence. Et ne pleurez pas les vies dont aucune puissance ténébreuse ne vous dépouillera dès lors que vous avez reçu la parole sanctificatrice de Randall Webb. Aujourd’hui est fête et je ne souhaite pas voir Jean Pop 2 retirer la gaine de son sceptre, ni Sred Sweign mettre un terme à ses accouplements lacrymaux pendant que je vous console avec l’ultime intuition Psycho-batave de Randall Webb. Car les mots sur lesquels Randall Webb a pris congé de sa somptueuse forme terrestre ne manqueront pas d’atteindre votre cœur : « Land beyond the moon, I’m on my way to you ». Ces vers trouvent leur origine dans une chanson de The Motions. Ce sont ces mots qui ont donc servi de sésame à Randall Webb.  J’ignore quelle place « Land Beyond The Moon » a occupé dans la jeunesse puis dans la vie adulte de Randall Webb. Il est vrai que notre ami s’était fait une spécialité des reniements. Un attachement tôt contracté pour une musique, quelle qu’elle soit, ne conduit généralement qu’à un enfermement dans une religion. Ce n’est qu’ensuite lorsque telle musique ouvre non pas le champ de toutes la musiques mais l’espace d’un genre musical ou d’une époque de création que l’on sait notre goût formé et notre pensée prête à enfanter des pensées de valeur. Alors telle passion précoce pour un groupe anodin qui ne nous enfonce que dans le culte et la morale doit être combattue. Randall Webb n’a probablement découvert que fort tard « Land Beyond The Moon » , assez tard pour que cette chanson constitue un socle à sa réflexion et à son action. Vous l’entendez en ce moment-même qui remplit les voûtes de ce lieu. Sa cadence évoque une charge héroïque vers l’astre de la nuit ou bien le chariot des airs qui virevolte sous la conduite fougueuse du dieu Hélios. Et pourtant c’est aussi bien l’océan, le défi d’une traversée, ou même les chevaux qui se ruent dans le désert brûlant, que l’on perçoit, comme si la logique expansive du thème mélodique niait toute distinction entre les éléments. Ainsi « Land Beyond The Moon » se rue à l’assaut de tous les paysages, parcourt en tous sens les territoires du monde. C’est, si je puis dire, un air de conquête absolue. Mais il est autre chose, que nous ne comprenons qu’aujourd’hui, qui forme le legs de Randall Webb, et que la mort de ce dernier pouvait seule rendre intelligible. « Land Beyond The Moon » ne décrit pas seulement des parcours physiques mais une ascension vers la mort bienheureuse : The Motions, génies ineffables, attestent l’une des vocations primordiales de la philosophie d’après les Anciens, à savoir que la sagesse, l’amour de la sagesse sont une préparation à la mort. Aussi bien l’art témoigne de la perpétuation de la vie et célèbre ce qui existe. Or vous savez tous combien les artistes sont pour la totalité d’entre eux des gens grotesques et infatués. Au contraire de The Motions et de l’ensemble des cohortes Psycho-bataves. Ne pas ressembler aux artistes peut constituer un but valable dans la vie, et Randall Webb préféra toujours la sagesse de The Motions à l’art de lou ride. Cette préférence est la nôtre également. Nous sommes des sages. A bientôt Randall Webb.

 

 

 

 
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8 juillet 2005 5 08 /07 /juillet /2005 22:00

Soirées pousse-disque Sixties

avec Jean Pop II

(and guests)

 

15 juillet : vs. Selector Poire

20 juillet : vs. King of the Lose

27 juillet : vs. DJ Wild Addict

 

Garage savagery, groovy and classy soul music,

  intense teenage beat, hairless psychedelic hot stuff :

Psycho-batave pulse !

 

Au CATS

 2 rue des Trois Maries 45000 Orléans

A 21 h 30 (entrée libre)

Jean Pop II – http://jeanpop2.over-blog.com

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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 22:00

"Je pense que le soleil californien lui a rompu les cordes vocales"

Q. : A votre retour au pays, vous épousez une femme d'Asie, à laquelle, semble-t-il, vous étiez redevable de quelque chose.

Jean Pop 2 : Ecoutez, nous avons tous commis des fautes qu'il faut un jour réparer.

Q. : Avez-vous enfreint certains codes sociaux, insulté certains potentats locaux ?

Jean Pop 2 : Ces messieurs négligeaient leurs femmes et leurs filles. Je les ai protégées du mieux que j'ai pu.

Q. : Cette attitude était-elle commandée par les circonstances extrêmes de la guerre ou bien obéissiez-vous à votre nature intime ?

Jean Pop 2 : Peter, je me suis toujours donné comme règle d'agir aussi dignement que dans un western de Sam Peckinpah.

Q. : En tant que vétéran, vous vous êtes battus pour réintégrer le cours normal de la vie. Dans votre cas, il est notoire que vous avez mené divers types d'activité, plus ou moins lucratives, plus ou moins légales. Pouvons-nous en parler ?

Jean Pop 2 : Je crois, Peter, que vous avez besoin de vous faire pomper le dard. Je vais néanmoins répondre à votre question. Quand je suis revenu en Californie en 1969, je me suis installé à Santa Barbara où j'ai fait la connaissance de Tim Granada, jeune  hispanique dangereux, avec qui j'ai monté plusieurs commerces. Nous avons prospéré jusqu'en 1971, date à laquelle il est allé rejoindre les Khmers Rouges première mouture, dernière formation à pratiquer le style Psycho-batave tendre.

Q. : Votre femme était-elle mêlée à vos activités ?

Jean Pop 2 : Laquelle ?

Q. : Mae Pi, que vous avez ramenée du Vietnam.

Mae Pi en 1967 

Jean Pop 2 : J'ai placé Mae Pi dans un institut pour adultes sourds et muets deux semaines après notre mariage.

Q. : Vous l'avez laissée dans un institut ?

Jean Pop 2 : Oui, je pense que le soleil californien lui a rompu les cordes vocales. Quoi qu'il en soit, le plus étrange dans l'affaire est qu'elle fut retrouvée morte dans l'atelier de confection dans lequel on l'employait à l'institut. Le menton cousu à la poitrine. Sans doute un accident .

Q. : Ou un crime rituel ?

Jean Pop 2 : Je crois, Peter, que vous regardez trop de films.

Q. : L'univers du cinéma ne vous est pas étranger. A cette époque, vous multipliez les apparitions dans des films relevant de genres aussi distincts que la comédie sentimentale et le thriller horrifique. 

Jean Pop 2 : En effet, j'étais très convoité par les studios pour ma voix cuivrée et ma démarche altière. Et même si on me cantonnait à des seconds rôles, vous aurez remarqué que je faisais de l'ombre aux plus grandes vedettes. Mais j'ai surtout officié dans un sous genre dont on ne parle plus guère de nos jours, le film de tapir.

Q. : Qui produisait ces films, quels studios ? Quels étaient les sujets de ces films ?

Jean Pop 2 : C'est un genre dérivé du film de cannibal et du western de vengeance. Une bande de tapirs très remontés s'infiltre dans une maison close et y dévore des prostituées. Un justicier, dont la famille a été décimée par les tapirs, arrive et les éxécute un par un en suivant pour chacun une méthode singulière. Le film se termine en général par un banquet au cours duquel les tapirs sont dégustés. Ces films étaient une spécialité de la Nouvelle-Zélande, plusieurs d'entre eux ont été des succès au box-office et suscitent encore un culte vivace, je pense en particulier à Massacre Tapir Party, Tapir Emergency At Whorehouse 13, Tapir Twist A Go-go, qui était une comédie pour les teenagers. Mais le chef d'oeuvre du genre reste The Tapir Side Of Man, une incursion troublante dans la part animale de la psyché humaine.

Q. : Le genre concurrent, dans ces années-là, était le film de cave. On y voyait des couples âgés se réunissant autour d'un barbecue, le souvenir d'un fils disparu à la guerre plane au-dessus des conversations, le rire se fige bientôt dans une douleur muette. Gene Hackman, Meryl Streep furent les stars du film de cave. Rituellement, le premier plan montrait le père descendre à la cave pour y chercher à la fois des bouteilles de vin et le recueillement. Avez-vous pris part à la vogue du film de cave, entre 1972 et 1975 ?

Gene Hackman en compagnie de Marvin Marty, le maître du film de cave

Jean Pop 2 : Le film de cave, à la vérité, m'intéresse à partir de l'année 1976 car on y retrouve soit une violence outrée des affects soit une dimension parodique non moins violente. C'est également ce qui me lie au film de tapir.

Q. : Vous n'avez ainsi pas joué dans le moindre film de cave ?

Jean Pop 2 : Mon jeune âge ne me le permettait pas. Cependant j'ai failli  décrocher le rôle de Dany, le frère psychotique du personnage joué par Meryl Streep dans Sad Was The Wine. Mais John Cazale a été le meilleur, paix à son âme.

Q. : Pourquoi avoir abandonné le cinéma vers 1978 ?

Jean Pop 2 : Les courses de bagnole, mon pote.

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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 22:00

"J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels"

Q. : Jean Pop 2, avant de remonter le fil de votre existence, je souhaiterais donner au lecteur quelques aperçus de l'homme privé. Vous prêtez-vous parfois à des activités simples telles que le jardinage, la confection, la réparation d'appareils ménagers ?

JP 2 : Non. Je laisse cela à mes servants.

Q. : Vous n'êtes pas un homme de lutte sociale ?

JP 2 : Non, mon combat reste un combat de fond, c'est-à-dire que je, comment dire, disons que je traite d'influences : "I deal with influences".

Q. : Quelle est la formule de la modestie pour Jean Pop 2 ?

JP 2 : C'est idiot, je ne suis pas modeste. La modestie serait un lion qui quitte sa cage dans l'intention d'y revenir.

Q. : Avez-vous de la tendresse pour les animaux ?

JP 2 : J'avoue, oui. Notamment pour  les tapirs. J'en possède d'ailleurs un élevage,  les spécimens portent des noms de groupes de la Nouvelle-Angleterre.

Q. : Les tapirs sont-ils à l'origine de certaines de vos méditations critiques ?

JP 2 : Pas vraiment. Je les mange une fois qu'ils sont gras.

Q. : Les tapirs valent-ils mieux que certains humains ?

JP 2 : Lorsque je mets un dique, les tapirs se taisent et semblent pensifs. Aimez-vous les tapirs ?

Q. : Je n'en connais pas. Comment choisissez-vous vos femmes ? On raconte qu'un agent se charge de vous les ramener des pays lointains.

JP 2 : Qui répand ces bruits ! Vous savez très bien que mon amour est électif et exclusif.

Q. : Doit-on penser que ces rumeurs sont le fruit de la jalousie ? Vos femmes sont-elles si belles qu'elles vous attirent l'envie de millions d'hommes ?

JP 2 : Mes femmes, je les cache dans une chambre contiguë à celle des tapirs. Et vous ne les verrez ni aujourd'hui ni jamais.

Q. : Vos tapirs ont-ils une chambre à eux ? C'est très étonnant.

JP 2 : C'est comme ça, mon pote. Ainsi ils se comportent plus proprement que s'ils étaient à l'air libre. Je tiens à manger des tapirs éduqués.

Q. : Avez-vous une famille ? Vous êtes plutôt discret sur vos géniteurs, d'éventuels frères et soeurs.

JP 2 : Je redoutais cette question. Mon père était un homme austère : il m'a souvent enfermé dans la chambre des tapirs. Et il se contentait alors de me faire passer sous la porte quelques 45 tours choisis, qu'il me forçait à écouter en boucle pour devenir digne d'être son fils.

Q. : Quels 45 tours ?

JP 2 : Principalement de la variété espagnole, du rock 70's et il poussait parfois la clémence jusqu'à me glisser La Passion selon saint Matthieu.

Q. : Votre mère se mêlait-elle des décisions pédagogiques de votre père ?

JP 2 : Ma mère a été l'éducatrice de mon père, et elle se révélait bien plus cruelle. Elle me pendait parfois par les pieds en me saupoudrant les oreilles  et les narines de sucre pour que les tapirs viennent les lécher.

Q. : Que lui diriez-vous si elle était maintenant devant nous ?

JP 2 : Tu m'as rendu fort.

Q. : Sans rancune ?

JP 2 : La rancune est la vengeance du pauvre. Elle n'est jamais assouvie.

Q. : Avez-vous fréquenté l'école publique ? Vous y plaisiez-vous ?

JP 2 : Non bien sûr ! J'avais un précepteur, qui est resté à mon service depuis. Il faisait classe devant moi et les tapirs. Aujourd'hui, il n'enseigne plus qu'aux tapirs. C'est un homme d'Extrême-Orient. Il se lime les dents pour paraître plus agressif mais son coeur est grand. Il s'appelle Udo.

Udo devant sa classe de tapirs : "bonjour, messieurs les tapirs."

Q. : Quel était le contenu de son enseignement ?

JP 2 : Hormis l'enseignement traditionnel, Udo m'a surtout montré des photos pornographiques.

Q. : Aviez-vous des camarades de jeu ou bien étiez-vous un enfant solitaire ?

JP 2 : J'étais un meneur. J'ai eu des amis, mais ils ne m'étaient pas essentiels.

Q. : Comment s'est passé votre premier flirt ?

JP 2 : Que croyez-vous ? Comme tout le monde, je suis allé aux putes.

Q. : Après la fin de votre tutelle, avez-vous rejoint l'université ?

JP 2 : J'ai étudié la théologie à l'Université de Stockholm. C'était le pays des Beathovens et les filles appréciaient beaucoup la théologie. Les filles de Stockholm sont d'une propreté remarquable, d'une discrétion exemplaire et ont un talent certain pour la fellation, en suédois "vistod" qui signifie également la proue du navire.

Q. : Avez-vous décroché votre diplôme ?

JP 2 : J'ai décroché mieux qu'un diplôme : on m'a élu Etalon-Roi "King Stalion" lors du bal de promo 1966. Il existe un moulage de mon sceptre, conservé dans le bureau du secrétariat, c'est devenu un objet de culte dont on se sert pendant les bizutages. Je suis également représenté en tapir ityphallique dans un portrait en cape qui se trouve dans la chapelle de l'Université.

Q. : C'est à cette époque que votre pays vous appelle sous les drapeaux...

JP 2 : Je me suis battu. Restons-en là.

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5 juin 2005 7 05 /06 /juin /2005 22:00

Look at this engaging face,

you won't forget that man!!!

He's the senator Alabama is longing for!!!

Vote John Pear!!!

He's got youth, balls and experience!!!

Hail him high up to the congress!!!

No fear, vote Pear!!!

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31 décembre 2004 5 31 /12 /décembre /2004 23:00

Suite à d'anodines remarques de ses comparses, M. Poire, homme susceptible et fier, a tenté de mettre fin à ses jours. Grand bien lui prit d'être novice en ce genre de pratiques. Il est maintenant sain et sauf et recouvre la santé et le moral en Toscane. Jeanpop2 aimerait lui dédier ce poème:

 

Toute fleur n'est que de la nuit

qui feint de s'être rapprochée

 

Mais là d'où son parfum s'élève

je ne puis espérer entrer

c'est pourquoi tant il me trouble

et me fait si longtemps veiller

devant cette porte fermée

 

Toute couleur, toute vie

naît d'où le regard s'arrête

 

Poire,

ce monde n'est que la crête

d'un invisible incendie

 

M. Poire, notre très cher ami

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